Depuis le 1er décembre 2009, les mises a jour ont été inexistantes sur ce blog... Je vais essayer de commencer l'année 2010 de meilleure façon !
Voici donc ce qui s'est passe pour moi sur la fin d'année 2009 : Entre début décembre et mi décembre, j'ai passe bcp de temps a préparer mon test en vol pour devenir Instructeur. Peu de temps pour le reste... Malheureusement, cela n'a pas été couronne de succès.
Un premier échec lors de la partie théorique du test. Je devais présenter a l'examinateur une leçon sur la vrille. Pas assez convaincant, a priori ! ;-)
Après m'être replonge dans les bouquins, deuxième présentation au test, avec le même examinateur... Cette fois, on part en vol, après avoir discuter de l'atterrissage de précaution. Vol approximatif, je n'étais pas dans mon role d'instructeur, mais encore dans la peau de l'eleve. Bref, examinateur toujours pas convaincu. Et moi, pas super en forme ! ;-(
Finalement, sentiment bien connu de doute, de lassitude, questionnements sur ma capacite a rebondir, etc, etc... Rien de bien nouveau... Et un besoin immense d'un grand break !
Et ca tombe bien, car mon avion pour la France part le 24 décembre, pour passer les fêtes en famille et revoir qques amis. Le break tant attendu... Entre exces en tous genres et températures un peu plus clémentes, ces vacances me font un bien fou. Je repars en direction du Manitoba et des tonnes de neige des le 8 janvier, après avoir signe ma démission chez Euromaster. Maintenant, plus le choix, faudra que je décroche ce job d'instructeur !
J'espère simplement ne pas avoir tout oublie pendant cette quinzaine de jours off ;-)
Au programme, lors de mon retour en terre canadienne, reprendre qques heures de formation, histoire de peaufiner encore...
Voila, quelle meilleure manière de commencer 2010 que de réussir ce test ? Et de décrocher mon 1er job au Canada...
En tous cas, bonne année 2010 a vous tous, qu'elle vous apporte autant de bonheur que ce que j'en attend !
"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine De Saint-Exupery
Toutes les étapes de mon projet pour devenir pilote professionnel avion au Canada...
Les petits pas pour faire d'un rêve, une réalité ! De l'accession au metier de pilote a la vie quotidienne au Canada...
dimanche 3 janvier 2010
mardi 1 décembre 2009
revoila l'hiver
Après plusieurs semaines d'attente, la neige a enfin fait son apparition dans la nuit.
L'automne fut particulièrement doux, avec un climat inhabituel, soleil, douceur, et pas un flocon a l'horizon ! Attendre le 1er décembre pour voir apparaitre la neige, c'est quelque peu surprenant pour la région de Winnipeg... Les températures avaient commence a baisser, mais nous étions encore loin des normales saisonnières.
Mais tout semble rentrer dans l'ordre : les routes sont a nouveau blanches, recouvertes de leur pellicule de neige, les chasse neige recommencent leur valse, tout est emmitoufle d'un manteau blanc. Les contours des objets s'estompent, et un sentiment de calme apparait. Tout tourne un peu au ralenti, il va falloir apprivoiser a nouveau cet environnement.
Bientôt, des monticules de neige apparaitront sur les parking, il faudra les évacuer par camions bennes. Les trottoirs seront déneigés a la pelleteuse, et il faudra prévoir plusieurs minutes avant de partir au travail, pour dégager les voitures ensevelies sous la neige, pendant la nuit.
Il va falloir reprendre les bonnes habitudes rapidement, car les températures ne vont pas cesser de dégringoler pendant les semaines a venir. Bonnet, gants, écharpes, parkas sont de retour !
Tout ca nous promet également un hiver fabuleux pour voler ! Piste enneigée, parking gelé, pilotes emmitoufles comme pour expédition au pôle nord, couvertures pour les avions, etc... Que du bonheur en perspective !
L'automne fut particulièrement doux, avec un climat inhabituel, soleil, douceur, et pas un flocon a l'horizon ! Attendre le 1er décembre pour voir apparaitre la neige, c'est quelque peu surprenant pour la région de Winnipeg... Les températures avaient commence a baisser, mais nous étions encore loin des normales saisonnières.
Mais tout semble rentrer dans l'ordre : les routes sont a nouveau blanches, recouvertes de leur pellicule de neige, les chasse neige recommencent leur valse, tout est emmitoufle d'un manteau blanc. Les contours des objets s'estompent, et un sentiment de calme apparait. Tout tourne un peu au ralenti, il va falloir apprivoiser a nouveau cet environnement.
Bientôt, des monticules de neige apparaitront sur les parking, il faudra les évacuer par camions bennes. Les trottoirs seront déneigés a la pelleteuse, et il faudra prévoir plusieurs minutes avant de partir au travail, pour dégager les voitures ensevelies sous la neige, pendant la nuit.
Il va falloir reprendre les bonnes habitudes rapidement, car les températures ne vont pas cesser de dégringoler pendant les semaines a venir. Bonnet, gants, écharpes, parkas sont de retour !
Tout ca nous promet également un hiver fabuleux pour voler ! Piste enneigée, parking gelé, pilotes emmitoufles comme pour expédition au pôle nord, couvertures pour les avions, etc... Que du bonheur en perspective !
lundi 23 novembre 2009
Marche arriere en Cessna ?
Ce samedi matin était un peu venté... nous avons quand même décidé d'aller faire un petit vol, avec mon instructeur, histoire de travailler un peu ! ;-)
Une fois en l'air, ca n'avançait pas bien vite... Et quand on a vu que notre vitesse sol était simplement de 20 noeuds, nous n'avons pas pu résister au plaisir d'essayer de voler le plus lentement possible ! Exercice de slow flight au menu, miam !
Après qques instants pour se mettre dans le lit du vent, nous avons eu le plaisir de voir l'avion s'arrêter sur place, et commencer a accélérer... en marche arrière ! Plus assez de vitesse pour contrer le vent !
Lors de cette tentative de vol lent (sic !), nous avons atteint une vitesse sol de 35 noeuds en marche arrière ! Record personnel battu ! ;-)
Pour les pros, la config avion était : full flaps, 20 noeuds indiques et 1900 trs/min. A 3000 pieds nous avions environ 50 noeuds de vent de face.
Au retour, nous avons tenter, bien entendu, d'aller le plus vite possible, avec le vent dans le dos. Petite déception a la clé, avec seulement 155 kts de vitesse sol (mais on était toujours dans l'arc vert, a 100 noeuds indiques !)
Bien sur, entre ces 2 extrêmes, nous avons peaufiné qques exercices, en vue de ce test en vol instructeur qui ne devrait plus trop tarder...
Qui a dit que voler était fun ? Non, non, non, c'est une affaire sérieuse, au contraire ! ;-)
PS : Ah oui, pour donner une idée aux non inities, la vitesse normale de l'avion utilise est de 85/90 noeuds.
Une fois en l'air, ca n'avançait pas bien vite... Et quand on a vu que notre vitesse sol était simplement de 20 noeuds, nous n'avons pas pu résister au plaisir d'essayer de voler le plus lentement possible ! Exercice de slow flight au menu, miam !
Après qques instants pour se mettre dans le lit du vent, nous avons eu le plaisir de voir l'avion s'arrêter sur place, et commencer a accélérer... en marche arrière ! Plus assez de vitesse pour contrer le vent !
Lors de cette tentative de vol lent (sic !), nous avons atteint une vitesse sol de 35 noeuds en marche arrière ! Record personnel battu ! ;-)
Pour les pros, la config avion était : full flaps, 20 noeuds indiques et 1900 trs/min. A 3000 pieds nous avions environ 50 noeuds de vent de face.
Au retour, nous avons tenter, bien entendu, d'aller le plus vite possible, avec le vent dans le dos. Petite déception a la clé, avec seulement 155 kts de vitesse sol (mais on était toujours dans l'arc vert, a 100 noeuds indiques !)
Bien sur, entre ces 2 extrêmes, nous avons peaufiné qques exercices, en vue de ce test en vol instructeur qui ne devrait plus trop tarder...
Qui a dit que voler était fun ? Non, non, non, c'est une affaire sérieuse, au contraire ! ;-)
PS : Ah oui, pour donner une idée aux non inities, la vitesse normale de l'avion utilise est de 85/90 noeuds.
samedi 14 novembre 2009
Code de la route Manitobain
Ça y est, je me suis enfin décidé a échanger mon permis français contre un permis Manitobain. Au Canada, chaque province a son propre permis. Malheureusement, si au Québec ou en Ontario il existe des accords de réciprocité avec la France, au Manitoba, il faut repasser le code de la route et un test de conduite...
Qques précisions sur le système du coin, qui est un peu diffèrent de ce que l'on connait en France par ex. Ici, on passe le code de la route a 16 ans. Si réussite, on obtient un permis d'apprenti conducteur : on a le droit de conduire de jour seulement, sous la supervision d'un adulte (équivalent de la conduite accompagnée, en un peu plus restrictif). Puis au bout de 9 mois, on a le droit de passer le test de conduite pour avoir un permis restreint (un seul passager de nuit, 0 degrés d'alcool, etc). Enfin, après 15 mois de permis restreint, on obtient un permis complet si tout se passe bien.
Le tout, sans être oblige de prendre une seule heure de leçon de conduite... Au pire, qques heures avant le test et ca roule !
Heureusement, pour ma part, je vais passer directement le code de la route et la conduite pour avoir un permis complet ! Ouf !
Donc étape numéro 1, le code de la route. Disons que ce n'est pas trop difficile, 30 questions en 30 minutes, sur un pc qui vous donne votre résultat instantanément. Sachant que les questions sont dispos sous forme de quizz sur le site internet officiel du permis de conduire, j'ai pu finir le test en 10 minutes environ ;-)
En bref, en moins de 30 minutes, l'épreuve du code de la route est bouclée. Pas de prise de tête sur des questions pièges, le petit livret d'apprentissage et les quizz sont dispos sur internet, 10 dollars de frais pour passer l'exam', efficacité et pragmatisme sont au rendez vous...
Il ne me reste plus qu'a passer le test de conduite.
Mon code étant valide pour un an, j'ai donc encore un peu de temps pour m'entrainer a mettre mon clignotant ou pour penser a regarder dans mon angle mort ! ;-)
Qques précisions sur le système du coin, qui est un peu diffèrent de ce que l'on connait en France par ex. Ici, on passe le code de la route a 16 ans. Si réussite, on obtient un permis d'apprenti conducteur : on a le droit de conduire de jour seulement, sous la supervision d'un adulte (équivalent de la conduite accompagnée, en un peu plus restrictif). Puis au bout de 9 mois, on a le droit de passer le test de conduite pour avoir un permis restreint (un seul passager de nuit, 0 degrés d'alcool, etc). Enfin, après 15 mois de permis restreint, on obtient un permis complet si tout se passe bien.
Le tout, sans être oblige de prendre une seule heure de leçon de conduite... Au pire, qques heures avant le test et ca roule !
Heureusement, pour ma part, je vais passer directement le code de la route et la conduite pour avoir un permis complet ! Ouf !
Donc étape numéro 1, le code de la route. Disons que ce n'est pas trop difficile, 30 questions en 30 minutes, sur un pc qui vous donne votre résultat instantanément. Sachant que les questions sont dispos sous forme de quizz sur le site internet officiel du permis de conduire, j'ai pu finir le test en 10 minutes environ ;-)
En bref, en moins de 30 minutes, l'épreuve du code de la route est bouclée. Pas de prise de tête sur des questions pièges, le petit livret d'apprentissage et les quizz sont dispos sur internet, 10 dollars de frais pour passer l'exam', efficacité et pragmatisme sont au rendez vous...
Il ne me reste plus qu'a passer le test de conduite.
Mon code étant valide pour un an, j'ai donc encore un peu de temps pour m'entrainer a mettre mon clignotant ou pour penser a regarder dans mon angle mort ! ;-)
jeudi 12 novembre 2009
Remembrance Day
La journée du souvenir... Comme de nombreux pays le 11 novembre, le Canada se souvient de ses combattants morts en 1914-18.
Comme en France, cette journée est fériée dans la plupart des provinces du pays.
Fait marquant, de nombreuses personnes portent un insigne représentant un coquelicot.
Pourquoi le coquelicot, me direz vous ? Parce que pendant la batailles de Flandre, le sol était complètement détruit, il n'y avait plus aucune végétation, seulement de la boue. Seuls des coquelicots ont pousses, donnant un peu de couleurs au paysage dévasté. Un poème célèbre fut écrit par John McCrae, en 1915. Certains prétendent également que les coquelicots se sont nourris du sang des soldats morts.
Depuis, le coquelicot est devenu le symbole du souvenir.
Et de ce cote-ci de l'Atlantique, bcp de respect est témoigné a cette occasion... du plus jeune au plus vieux, tout le monde arbore cette marque de reconnaissance.
Comme en France, cette journée est fériée dans la plupart des provinces du pays.
Fait marquant, de nombreuses personnes portent un insigne représentant un coquelicot.
Pourquoi le coquelicot, me direz vous ? Parce que pendant la batailles de Flandre, le sol était complètement détruit, il n'y avait plus aucune végétation, seulement de la boue. Seuls des coquelicots ont pousses, donnant un peu de couleurs au paysage dévasté. Un poème célèbre fut écrit par John McCrae, en 1915. Certains prétendent également que les coquelicots se sont nourris du sang des soldats morts.
Depuis, le coquelicot est devenu le symbole du souvenir.
Et de ce cote-ci de l'Atlantique, bcp de respect est témoigné a cette occasion... du plus jeune au plus vieux, tout le monde arbore cette marque de reconnaissance.
jeudi 5 novembre 2009
Backseat
Pour qu'une opportunité se présente a vous, il faut réunir qques ingrédients : être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes. Plus le secret du chef : il faut la provoquer un peu, cette opportunité ! Avoir la bonne attitude, s'intéresser, être ouvert d'esprit, etc...
Bref, ayant savamment dose ces ingrédients, plus ayant ajoute un petit peu de chance, je me suis retrouve en place arrière du bimoteur de l'école, a suivre un élève faire des ronds en l'air, de nuit, sur l'aéroport de Winnipeg.
Le bon endroit : je trainais a l'école...
Le bon moment : peu avant que l'élève parte en vol
La bonne personne : l'élève en question est le monsieur qui essaie de m'enseigner l'art de l'instruction... en résumé, mon instructeur, qui part renouveler sa qualif' multimoteurs et vol aux instruments.
Bon, j'avoue, cette opportunité n'a pas été trop dure a créer ! Il m'a juste fallu appeler mon concurrent pour ce vol, un autre élève voulant lui aussi faire un tour de twin gratos, pour lui dire que le vol était avance d'une heure. Bien entendu, s'il ne pouvait pas être la a temps, je me ferai un plaisir de prendre sa place ;-)
Bilan, un peu plus d'une heure en backseat, lors d'un superbe vol. Même sans toucher aux commandes, c'etait impressionnant : 2 moteurs, un avion aux dimensions inhabituelles pour moi, des manettes de partout, un équipement complique, et un prix a l'heure de vol qui fait peur...
A 5 dollars la minute, les check lists au sol font mal (comptez 15 minutes avant de décoller!)
Au final, ce vol a été une superbe intro au bimoteur. Et devinez quoi ? Ça m'a sérieusement donne envie de m'y mettre. Bizarre, non ?
2 petites images prises il y a quelque temps par un autre élève de l'école, bcp plus talentueux que moi avec un appareil photo :
Bref, ayant savamment dose ces ingrédients, plus ayant ajoute un petit peu de chance, je me suis retrouve en place arrière du bimoteur de l'école, a suivre un élève faire des ronds en l'air, de nuit, sur l'aéroport de Winnipeg.
Le bon endroit : je trainais a l'école...
Le bon moment : peu avant que l'élève parte en vol
La bonne personne : l'élève en question est le monsieur qui essaie de m'enseigner l'art de l'instruction... en résumé, mon instructeur, qui part renouveler sa qualif' multimoteurs et vol aux instruments.
Bon, j'avoue, cette opportunité n'a pas été trop dure a créer ! Il m'a juste fallu appeler mon concurrent pour ce vol, un autre élève voulant lui aussi faire un tour de twin gratos, pour lui dire que le vol était avance d'une heure. Bien entendu, s'il ne pouvait pas être la a temps, je me ferai un plaisir de prendre sa place ;-)
Bilan, un peu plus d'une heure en backseat, lors d'un superbe vol. Même sans toucher aux commandes, c'etait impressionnant : 2 moteurs, un avion aux dimensions inhabituelles pour moi, des manettes de partout, un équipement complique, et un prix a l'heure de vol qui fait peur...
A 5 dollars la minute, les check lists au sol font mal (comptez 15 minutes avant de décoller!)
Au final, ce vol a été une superbe intro au bimoteur. Et devinez quoi ? Ça m'a sérieusement donne envie de m'y mettre. Bizarre, non ?
2 petites images prises il y a quelque temps par un autre élève de l'école, bcp plus talentueux que moi avec un appareil photo :
vendredi 16 octobre 2009
depannages
A quelques jours d'intervalle, j'ai eu la chance de me voir offrir deux vols gratuits, payes par l'école ! ;-)
Deux fois, il a fallu convoyer un avion et le ramener a Steinbach.
Le premier avait atterri dans un champ, a environ 10 km du terrain. A cause du mauvais temps, le pilote a préféré se poser, par précaution, dans un champ. Les passages pluvieux n'encourageaient pas au vol ce jour-la, il y avait donc peu de monde a l'école. Adam, le manager, me demande si je veux l'accompagner pour récupérer l'avion, profitant d'une courte éclaircie. Ancien pilote, il a perdu sa licence suite a des pbs médicaux. Il a donc besoin d'un pilote avec lui dans l'avion, bien qu'il soit largement plus qualifie que moi pour voler sur cet appareil ! Le vol sera court, mais super sympa : j'aurai droit a une superbe démonstration de décollage et d'atterrissage... Un petit vol plutôt tranquille, en somme.
Le deuxième sera plus mouvemente. Un quadriplace Cessna 172 est reste sur un aérodrome a une heure de vol de Steinbach. Le pilote a préféré rentrer en voiture, la encore aussi a cause du mauvais temps. Depuis une semaine, l'avion est sur le parking a Kenora. Adam nous demande alors, a Marc et moi, si on veut bien prendre un avion, aller a Kenora et ramener le C172 manquant. Quelle question ! Un vol a l'œil, bien sur qu'on veut...
Malheureusement, les conditions climatiques ne sont pas idéales, voir franchement mauvaises. Nous attendons toute la journée une fenêtre météo. Nous nous résignons a passer la soirée a l'école, a regarder un film, au lieu de voler vers Kenora. Vers 19h, le temps n'est toujours pas génial mais semble s'améliorer un peu, nous décidons donc de partir. Ça sera limite, mais ça devrait passer. Et nous volerons de nuit, ce qui sera encore mieux pour notre carnet de vol !
Seulement voila, les conditions n'étaient effectivement pas au top sur le trajet. Pas du tout. Mais l'expérience fut tout de même enrichissante : sortir tous les avions du hangar pour trouver le petit biplace qui allait nous permettre de voler de nuit, partir sans avoir préparer la nav (et sans gps pour plus de fun...), un peu de neige en route, surement qques nuages aussi, a priori des conditions givrantes, bref on a mis toutes les chances de notre cote ! Je dis bravo les pilotes professionnels ! ;-(
Nous aurions du maintenir notre décision de ne pas partir !
Et une fois sur place, le bonheur continue : s'apercevoir que l'avion est couvert de glace, attendre 2 heures qu'un type se pointe pour dégivrer l'avion (comme les grands au passage, avec du glycol, et tout, et tout... impressionnant), l'amortisseur avant qui est mort, le phare d'atterrissage qui montre des faiblesses... plein de petits désagréments qui prennent une autre signification la nuit, quand la température baisse en dessous de zéro sur le parking d'un aérodrome désert, perdu au milieu du Canada. A ce qu'il parait, tout pilote a un jour regrette d'être parti en vol... Je confirme !
Ce n'est pas tout ça, il faut aussi penser a rentrer. Courageusement, je laisse Marc voler sur le C172 ;-) Je rentrerai avec mon bon vieux coucou biplace, sans gps, tant pis. Les conditions sur le chemin du retour n'ont pas bcp changées, et nous sommes bien contents d'atterrir, a minuit, a Steinbach. Mission accomplie, avec un peu de piment et pas mal de chance.
Bilan, même avec un papier fraichement marque "pilote commercial" en poche, tu as encore tout le potentiel pour faire plein de bêtises ! Et tu as tout a apprendre du vrai monde. C'est surement l'enseignement numéro 1 de ce vol un peu particulier. L'enseignement numéro 2 : apprendre a savoir dire non...
Greg, dépannage en tous genres 24h/24, 7j/7
PS : a toutes les personnes qui me portent un peu d'affection, je souhaite préciser que les traits ont été volontairement grossis pour faire ressortir tout l'aspect dramatique de ce récit... Il est bien évident que voler de nuit est plus rassurant que ce qui est décrit, puisque l'on ne voit pas les conditions extérieures. Il fait trop noir ! ;-)
Deux fois, il a fallu convoyer un avion et le ramener a Steinbach.
Le premier avait atterri dans un champ, a environ 10 km du terrain. A cause du mauvais temps, le pilote a préféré se poser, par précaution, dans un champ. Les passages pluvieux n'encourageaient pas au vol ce jour-la, il y avait donc peu de monde a l'école. Adam, le manager, me demande si je veux l'accompagner pour récupérer l'avion, profitant d'une courte éclaircie. Ancien pilote, il a perdu sa licence suite a des pbs médicaux. Il a donc besoin d'un pilote avec lui dans l'avion, bien qu'il soit largement plus qualifie que moi pour voler sur cet appareil ! Le vol sera court, mais super sympa : j'aurai droit a une superbe démonstration de décollage et d'atterrissage... Un petit vol plutôt tranquille, en somme.
Le deuxième sera plus mouvemente. Un quadriplace Cessna 172 est reste sur un aérodrome a une heure de vol de Steinbach. Le pilote a préféré rentrer en voiture, la encore aussi a cause du mauvais temps. Depuis une semaine, l'avion est sur le parking a Kenora. Adam nous demande alors, a Marc et moi, si on veut bien prendre un avion, aller a Kenora et ramener le C172 manquant. Quelle question ! Un vol a l'œil, bien sur qu'on veut...
Malheureusement, les conditions climatiques ne sont pas idéales, voir franchement mauvaises. Nous attendons toute la journée une fenêtre météo. Nous nous résignons a passer la soirée a l'école, a regarder un film, au lieu de voler vers Kenora. Vers 19h, le temps n'est toujours pas génial mais semble s'améliorer un peu, nous décidons donc de partir. Ça sera limite, mais ça devrait passer. Et nous volerons de nuit, ce qui sera encore mieux pour notre carnet de vol !
Seulement voila, les conditions n'étaient effectivement pas au top sur le trajet. Pas du tout. Mais l'expérience fut tout de même enrichissante : sortir tous les avions du hangar pour trouver le petit biplace qui allait nous permettre de voler de nuit, partir sans avoir préparer la nav (et sans gps pour plus de fun...), un peu de neige en route, surement qques nuages aussi, a priori des conditions givrantes, bref on a mis toutes les chances de notre cote ! Je dis bravo les pilotes professionnels ! ;-(
Nous aurions du maintenir notre décision de ne pas partir !
Et une fois sur place, le bonheur continue : s'apercevoir que l'avion est couvert de glace, attendre 2 heures qu'un type se pointe pour dégivrer l'avion (comme les grands au passage, avec du glycol, et tout, et tout... impressionnant), l'amortisseur avant qui est mort, le phare d'atterrissage qui montre des faiblesses... plein de petits désagréments qui prennent une autre signification la nuit, quand la température baisse en dessous de zéro sur le parking d'un aérodrome désert, perdu au milieu du Canada. A ce qu'il parait, tout pilote a un jour regrette d'être parti en vol... Je confirme !
Ce n'est pas tout ça, il faut aussi penser a rentrer. Courageusement, je laisse Marc voler sur le C172 ;-) Je rentrerai avec mon bon vieux coucou biplace, sans gps, tant pis. Les conditions sur le chemin du retour n'ont pas bcp changées, et nous sommes bien contents d'atterrir, a minuit, a Steinbach. Mission accomplie, avec un peu de piment et pas mal de chance.
Bilan, même avec un papier fraichement marque "pilote commercial" en poche, tu as encore tout le potentiel pour faire plein de bêtises ! Et tu as tout a apprendre du vrai monde. C'est surement l'enseignement numéro 1 de ce vol un peu particulier. L'enseignement numéro 2 : apprendre a savoir dire non...
Greg, dépannage en tous genres 24h/24, 7j/7
PS : a toutes les personnes qui me portent un peu d'affection, je souhaite préciser que les traits ont été volontairement grossis pour faire ressortir tout l'aspect dramatique de ce récit... Il est bien évident que voler de nuit est plus rassurant que ce qui est décrit, puisque l'on ne voit pas les conditions extérieures. Il fait trop noir ! ;-)
dimanche 11 octobre 2009
Vous l'attendiez tous avec impatience...
... elle est arrivee ! La première neige de l'année !
Tombée dans la nuit de vendredi sur Steinbach. Pas vraiment méchante, 2 ou 3 cm a peine, vite fondus depuis.
Mais le signe est fort : l'hiver est de retour dans notre chère province canadienne du Manitoba...
Nous avions eu un refroidissement notable des températures depuis une quinzaine de jours, avec les premiers degrés en dessous de zéro au petit matin... Et voila, depuis avant hier, c'est officieusement la fin de l'automne !
Et maintenant, passons aux images de cette terrible tempête de neige qui a frappe Steinbach Vendredi dernier (sic!) :



C'était Alain Gillot-Pétré en direct du Canada ! ;-)
PS : Faudra dire au type qui créé le calendrier chaque année de ne plus mettre la date de l'hiver au 21 décembre, ça devient ridicule a force ! ;-)
Tombée dans la nuit de vendredi sur Steinbach. Pas vraiment méchante, 2 ou 3 cm a peine, vite fondus depuis.
Mais le signe est fort : l'hiver est de retour dans notre chère province canadienne du Manitoba...
Nous avions eu un refroidissement notable des températures depuis une quinzaine de jours, avec les premiers degrés en dessous de zéro au petit matin... Et voila, depuis avant hier, c'est officieusement la fin de l'automne !
Et maintenant, passons aux images de cette terrible tempête de neige qui a frappe Steinbach Vendredi dernier (sic!) :
C'était Alain Gillot-Pétré en direct du Canada ! ;-)
PS : Faudra dire au type qui créé le calendrier chaque année de ne plus mettre la date de l'hiver au 21 décembre, ça devient ridicule a force ! ;-)
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