Ca y est, ce week-end, j'ai passe la barre fatidique des 1500h de vol au Canada !
Dans un bon vieux Cessna 172, lors d'un petit ferry flight de 30 minutes, par une météo moyenne. Mais l'essentiel a été accompli ! ;-)
J'ai eu la chance d'avoir ma chérie a bord, qui a vaincu sa crainte des nuages bas et des averses aux alentours pour partager ce moment avec moi.
Pour immortaliser l'instant, elle a pris cette photo, a exactement 1499.9h de vol ! ;-)
Ps : Notez le blouson "a la canadienne" ;-) Hyper comfortable...
"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine De Saint-Exupery
Toutes les étapes de mon projet pour devenir pilote professionnel avion au Canada...
Les petits pas pour faire d'un rêve, une réalité ! De l'accession au metier de pilote a la vie quotidienne au Canada...
jeudi 25 octobre 2012
jeudi 11 octobre 2012
Family Day
Chaque année, les militaires organisent une journee portes ouvertes
pour les familles, avec a la clé, des vols possibles en Grob, Bell 412, Bell 206
ou en KingAir.
Cette annee, environ 300 parents et enfants ont eu droit a un vol d’une 1/2h. Les instructeurs civils ont été requis pour assurer les vols sur Grob. Du coup, samedi matin, j’ai eu 2 passagers a faire voler, et j’ai pu emmener ma copine faire un petit tour également.
Superbe journee ou les gens peuvent voir un peu ce qu’on fait tous les jours. Sans compter que ça change aussi de la routine. Voir le sourire des gens a la descente de l’avion est plus agréable que de dire a un
élève“t’as échoué” !
Bref, l’année prochaine, je me réserve un vol sur JetRanger ;-)
Cette annee, environ 300 parents et enfants ont eu droit a un vol d’une 1/2h. Les instructeurs civils ont été requis pour assurer les vols sur Grob. Du coup, samedi matin, j’ai eu 2 passagers a faire voler, et j’ai pu emmener ma copine faire un petit tour également.
Superbe journee ou les gens peuvent voir un peu ce qu’on fait tous les jours. Sans compter que ça change aussi de la routine. Voir le sourire des gens a la descente de l’avion est plus agréable que de dire a un
élève“t’as échoué” !
Bref, l’année prochaine, je me réserve un vol sur JetRanger ;-)
lundi 1 octobre 2012
Malade en vol, le remede sauce militaire...
D'habitude, quand on a un élève malade en vol, on arrête et on rentre tranquillement pépère se poser en douceur. Les militaires ont une approche un peu différente...
Lors de la sélection, il arrive donc que des élèves soient malades en vol. Au premier signe de mal de l’air, ils sont retires du cursus et ont droit a 3 vols d’accoutumance pour remédier au problème. Avant chaque vol d’accoutumance, le médecin leur donne une pilule contre le mal de l’air, censée empêcher les nausées. A priori, ça marche plutôt bien !
Les vols d’accoutumance vont crescendo, le premier étant un vol
presque normal, avec peu de manœuvres “intenses”.
Le deuxième devenant un peu plus physique avec des virages a fortes inclinaisons, petites exposition aux G, etc.
Le 3e vol, quand a lui, est un vol de voltige avancée, avec G positifs et négatifs et toute la panoplie de manœuvres disponibles avec un avion certifie +6/-4 G. Et l’instructeur a pour consigne “d’envoyer du lourd” ;-)
Bref, en général ça se passe pas trop mal, l’instructeur se fait plaisir et l’élève n’utilise pas trop les sacs a vomi… Sauf pour mon gars, hier ! Le vol a été repousse un peu tard dans la journee et la pilule n’avait plus tout a fait le même effet. Bilan, 3 sacs remplis par l’élève. Et a chaque fois, on pose la question fatidique : “on arrête ?” A chaque fois la réponse a été “non, on continue”. Il faut dire que si l’élève demande a arrêter, sa carrière en tant que pilote est finie ! Du coup, ces gamins font souvent preuve d’énormément de volonté, et malgré inconfort et la souffrance, très peu arrêtent.
J’avoue qu’il y a un cote sadique a ce genre de vol : le but est de voler au maximum, avec 40/45 minutes de voltige, histoire de voir si l’élève est toujours malade a la fin. Au début c’est rigolo d’avoir “no limits”, puis au bout d’un moment, on a un peu pitié du gars a cote, quand même. C’était la première fois que je voyais un élève aussi mal en point a la fin d'un vol ! Mais bon, faut remplir la mission (et les sachets en papier), hein ! ;-)
Et le pire dans l’histoire, c’est que cet élève a eu droit a un 4e vol, tout aussi intense, avec prise du médicament dans la bonne limite de temps ce coup-ci. Ce 4e vol s’est passé comme un charme, pas le moindre signe de maladie en vol, l'élève discutait même en plein milieu des manœuvres, comme s’il était au sol !!! Incroyable… Je ne sais pas ce que l’armee mets dans ces petites pilules miracle, mais ça marche !
Voila donc la méthode militaire pour remedier au mal de l'air : qques vols de voltige intense. Si tu gerbes, t'es pas un vrai pilote ! :-))) (je raccourcis fortement et je me moque gentiment...)
Ps : Mea culpa, je confesse avoir pris un peu de plaisir après le premier sac a vomi, quand l'élève a voulu continuer… Mais je me suis vite calme quand il a commence a remplir le deuxieme alors que j’allais finir en vol inverse ! En tous cas, chapeau a cet eleve pour s’etre accroche. Perso, j’aurais surement demande a rentrer !!!
Lors de la sélection, il arrive donc que des élèves soient malades en vol. Au premier signe de mal de l’air, ils sont retires du cursus et ont droit a 3 vols d’accoutumance pour remédier au problème. Avant chaque vol d’accoutumance, le médecin leur donne une pilule contre le mal de l’air, censée empêcher les nausées. A priori, ça marche plutôt bien !
Les vols d’accoutumance vont crescendo, le premier étant un vol
presque normal, avec peu de manœuvres “intenses”.
Le deuxième devenant un peu plus physique avec des virages a fortes inclinaisons, petites exposition aux G, etc.
Le 3e vol, quand a lui, est un vol de voltige avancée, avec G positifs et négatifs et toute la panoplie de manœuvres disponibles avec un avion certifie +6/-4 G. Et l’instructeur a pour consigne “d’envoyer du lourd” ;-)
Bref, en général ça se passe pas trop mal, l’instructeur se fait plaisir et l’élève n’utilise pas trop les sacs a vomi… Sauf pour mon gars, hier ! Le vol a été repousse un peu tard dans la journee et la pilule n’avait plus tout a fait le même effet. Bilan, 3 sacs remplis par l’élève. Et a chaque fois, on pose la question fatidique : “on arrête ?” A chaque fois la réponse a été “non, on continue”. Il faut dire que si l’élève demande a arrêter, sa carrière en tant que pilote est finie ! Du coup, ces gamins font souvent preuve d’énormément de volonté, et malgré inconfort et la souffrance, très peu arrêtent.
J’avoue qu’il y a un cote sadique a ce genre de vol : le but est de voler au maximum, avec 40/45 minutes de voltige, histoire de voir si l’élève est toujours malade a la fin. Au début c’est rigolo d’avoir “no limits”, puis au bout d’un moment, on a un peu pitié du gars a cote, quand même. C’était la première fois que je voyais un élève aussi mal en point a la fin d'un vol ! Mais bon, faut remplir la mission (et les sachets en papier), hein ! ;-)
Et le pire dans l’histoire, c’est que cet élève a eu droit a un 4e vol, tout aussi intense, avec prise du médicament dans la bonne limite de temps ce coup-ci. Ce 4e vol s’est passé comme un charme, pas le moindre signe de maladie en vol, l'élève discutait même en plein milieu des manœuvres, comme s’il était au sol !!! Incroyable… Je ne sais pas ce que l’armee mets dans ces petites pilules miracle, mais ça marche !
Voila donc la méthode militaire pour remedier au mal de l'air : qques vols de voltige intense. Si tu gerbes, t'es pas un vrai pilote ! :-))) (je raccourcis fortement et je me moque gentiment...)
Ps : Mea culpa, je confesse avoir pris un peu de plaisir après le premier sac a vomi, quand l'élève a voulu continuer… Mais je me suis vite calme quand il a commence a remplir le deuxieme alors que j’allais finir en vol inverse ! En tous cas, chapeau a cet eleve pour s’etre accroche. Perso, j’aurais surement demande a rentrer !!!
l'automne est revenu...
Ca y est, ca recommence !! Les feuilles des arbres jaunissent et tombent. Les oies se rassemblent en vue d’un depart vers le sud. Les
temperatures se rafraichissent. Bref, ca sent la fin de l’ete, et le
debut de l’hiver… Un nouveau cycle qui commence, quoi !
lundi 20 août 2012
Wamair, Pine Dock, Mb
Fabienne
travaille toujours en freelance pour Interlake Aviation, sur Gimli. Ce qui nous
occupe pas mal le week-end, je dois dire.
Recemment, le proprietaire de l’ecole a aussi acquis une part (presque la majorite, en fait) d’une petite compagnie aerienne qui opere autour du lac Winnipeg. Wamair opere 3 appareils pour ravitailler et transporter des natives des reserves proches du lac. Ces gens se servent surtout de l’avion pour traverser le lac, avant de prendre la voiture pour Winnipeg.
Bref, Wamair a une nouvelle equipe en place, et bien evidemment, Fabienne a ete sollicitee pour qques contrats la haut : construction d’une page internet pour accroitre la visibilite de la compagnie, qques travaux d’assurance qualite, et a priori, a terme, la position de Personne Responsable de la Maintenance (Elle n’est pas mecano, non ! Juste la personne qui s’assure que la maintenance est faite en temps et en heure, selon le calendrier du constructeur. Bref, elle fait le lien entre la compagnie et l’atelier de maintenance.)
Pour faire court, on est monte a Pine Dock, la base de Wamair (1h de vol environ au Nord de Gimli).
La-bas, rebelotte : séance photos avec Julien (Decidemment, il a eu droit a une semaine intense en aviation, notre invite !). Au programme, photos de Cessna 206, de Cessna 208 Caravan, du chargement de passagers, des decollages, etc… Encore pas mal de materiel pour construire un site internet sympa !
Recemment, le proprietaire de l’ecole a aussi acquis une part (presque la majorite, en fait) d’une petite compagnie aerienne qui opere autour du lac Winnipeg. Wamair opere 3 appareils pour ravitailler et transporter des natives des reserves proches du lac. Ces gens se servent surtout de l’avion pour traverser le lac, avant de prendre la voiture pour Winnipeg.
Bref, Wamair a une nouvelle equipe en place, et bien evidemment, Fabienne a ete sollicitee pour qques contrats la haut : construction d’une page internet pour accroitre la visibilite de la compagnie, qques travaux d’assurance qualite, et a priori, a terme, la position de Personne Responsable de la Maintenance (Elle n’est pas mecano, non ! Juste la personne qui s’assure que la maintenance est faite en temps et en heure, selon le calendrier du constructeur. Bref, elle fait le lien entre la compagnie et l’atelier de maintenance.)
Pour faire court, on est monte a Pine Dock, la base de Wamair (1h de vol environ au Nord de Gimli).
La-bas, rebelotte : séance photos avec Julien (Decidemment, il a eu droit a une semaine intense en aviation, notre invite !). Au programme, photos de Cessna 206, de Cessna 208 Caravan, du chargement de passagers, des decollages, etc… Encore pas mal de materiel pour construire un site internet sympa !
![]() | ||||||
| De Gimli (A) a Pine Dock (B) |
Photos Air to Air
Interlake
Aviation, la petite ecole de Gimli, au nord de Winnipeg, a besoin de mettre a
jour son site internet. Et sur un site internet d’une ecole d’aviation, il faut
des photos d’avions, si possible en vol. La mission du jour est donc de faire
un peu de vol en formation pour prendre de jolis clichés. On profitera de la
presence en ville de Julien, un ami de Fabienne, lui aussi photographe amateur.
Ca sera a la fois son bapteme de l’air et son initiation a la photo aerienne
;-)
C’est donc parti pour 2h de séance photos, avec Fabienne et notre CFI dans les bimoteurs et moi-meme avec Julien dans le Cessna (Ah oui, il a aussi pris sa premiere lecon de pilotage ce jour-la ;-) Sacre semaine au Manitoba pour lui !)
Voila qques unes des 1500 prises de vue du jour :
C’est donc parti pour 2h de séance photos, avec Fabienne et notre CFI dans les bimoteurs et moi-meme avec Julien dans le Cessna (Ah oui, il a aussi pris sa premiere lecon de pilotage ce jour-la ;-) Sacre semaine au Manitoba pour lui !)
Voila qques unes des 1500 prises de vue du jour :
jeudi 2 août 2012
Depoussierage...
Bon, finalement, c'est pas tout, mais va falloir penser a bosser ! J'ai eu mes 2 premiers eleves debut juillet... Et effectivement ca change ! Ils sont plutot doues, les bougres ! Ca fait plaisir de voir des eleves arrives prepares pour leur vol ;-) Malheureusement, apres environ 2/3 du parcours, il m'a fallu les passer a un autre instructeur. Je ne pouvais pas faire de voltige avec eux, n'ayant pas encore passe la qualification...
Du coup, depuis une semaine, je bosse ma qualif' voltige. J'ai presque tous mes cours au sol de pret. Il va bientot etre temps de pratiquer un peu en l'air :-) Mais avant ca, on va depoussierer un peu les reflexes.
C'est parti pour un vol avec un autre instructeur qui doit aussi bientot passer sa qualif' :
Et dire qu'on est paye pour ca, j'en reviens toujours pas... ;-)
Du coup, depuis une semaine, je bosse ma qualif' voltige. J'ai presque tous mes cours au sol de pret. Il va bientot etre temps de pratiquer un peu en l'air :-) Mais avant ca, on va depoussierer un peu les reflexes.
C'est parti pour un vol avec un autre instructeur qui doit aussi bientot passer sa qualif' :
Et dire qu'on est paye pour ca, j'en reviens toujours pas... ;-)
jeudi 21 juin 2012
Phase I Primary Flight Instruction patches
A la demande générale (mouais, bof...) voici les différents patches que les instructeurs portent a AlliedWings.
Ceux-ci sont portes par les instructeurs Phase I, la phase de sélection et d'entrainement de base. Callsign : "Shotgun". Si, si ils ont ose ! Leur devise : Riding shotgun, en référence au monsieur qui était a cote du cocher sur le siège avant de la diligence, et qui protégeait celle-ci des attaques de bandits. Aujourd'hui, ca serait plus empêcher l'avion de s’écraser ! :-))
Chacun a son petit callsign, les instructeurs Phases 2 (IFR et navigation) sont "Colt". Les KingAir sont "Mustang", les Bell 412 sont "Outlaw". Et les Bell 206, "Ranger". Bref, c'est un peu le Far West au pays des Caribous... :-)
Après ce petit cours dont tout le monde se contrefiche, voici donc les patches, a porter sur une combinaison bleue nuit :
Ceux-ci sont portes par les instructeurs Phase I, la phase de sélection et d'entrainement de base. Callsign : "Shotgun". Si, si ils ont ose ! Leur devise : Riding shotgun, en référence au monsieur qui était a cote du cocher sur le siège avant de la diligence, et qui protégeait celle-ci des attaques de bandits. Aujourd'hui, ca serait plus empêcher l'avion de s’écraser ! :-))
Chacun a son petit callsign, les instructeurs Phases 2 (IFR et navigation) sont "Colt". Les KingAir sont "Mustang", les Bell 412 sont "Outlaw". Et les Bell 206, "Ranger". Bref, c'est un peu le Far West au pays des Caribous... :-)
Après ce petit cours dont tout le monde se contrefiche, voici donc les patches, a porter sur une combinaison bleue nuit :
manche droite
manche gauche
poitrine droite
les fameuses ailes, poitrine gauche
Inscription à :
Articles (Atom)



































