Toutes les étapes de mon projet pour devenir pilote professionnel avion au Canada...

Les petits pas pour faire d'un rêve, une réalité ! De l'accession au metier de pilote a la vie quotidienne au Canada...


mardi 30 juillet 2013

Un visiteur inattendu a Gimli

Dernièrement, nous avons pu apercevoir un visiteur peu courant sur l’aérodrome de Gimli : un Falcon 900. Ce jet d'affaires, capable de traverser le continent Nord Américain sans escale, a dépose son client venu passer un petit weekend au bord du lac. Cet avion, numéro de série 75, a une peinture originale. Je vous laisse juger sur les photos suivantes...



 Bon, j'avoue, l'uniforme est reste dans le placard... ;-)

 Honnêtement, entre le C46 a l’arrière-plan et ce Falcon 900, mon cœur balance... Nan, je rigole, c'est un bel avion mais le C46, c'est imbattable. Sauf par un DC3 ;-) !!!



 Nemo et Doris ?









dimanche 21 juillet 2013

3 boulots differents...

On m'a récemment fait remarquer qu'a la lecture du blog, on ne savait plus trop ce que je faisais comme boulot... ;-)

Alors on va recapituler :

Après ma formation chez Harv's Air, j'ai été embauche chez eux en tant qu'instructeur, pendant un an. Puis je suis parti faire mon training Multi IFR chez Perimeter. Une fois la formation Multi IFR terminée, Perimeter m'a embauche comme instructeur Multi IFR, pendant 6 mois.
Début 2012, après 3 cv et 6 mois d'attente, je suis embauche chez AlliedWings, qualifie en tant qu'instructeur militaire.

Aujourd'hui, je suis toujours employé chez AlliedWings, pour faire la sélection et la formation initiale des futurs pilotes militaires. Cela m'occupe a temps plein du lundi au vendredi.

En parallèle, le weekend, je fais aussi de l'instruction pour les civils dans une petite école au Nord de Winnipeg a Gimli : Interlake Aviation. On utilise un C172 et un Beech TravelAir. On fait du PPL, du CPL, du multi, de l'IFR, du night rating et du float rating. Petite structure, 2 instructeurs a temps partiel les weekends. Ma copine se retrouve aussi embarquée dans l'aventure. Elle est chargée, entre autres, de la coordination de la maintenance pour la compagnie (en plus de l’école, il y a une activité charter avec un Piper Navajo). On s'implique, on essaie de développer l’activité. Plusieurs projets a mener a bien. Après avoir été laissée a l'abandon pendant plusieurs années, on remet petit a petit cette école en marche...

Récemment, j'ai également été contacte par le club de parachutistes de Gimli pour leur servir de pilote largueur, en renfort de leur pilote habituel. Toujours une activité a temps partiel le weekend, toujours sur l’aérodrome de Gimli. Quand je ne suis pas occupe a donner des cours a Interlake Aviation, je file du cote des paras pour faire qques rotations.

Bref, j'ai du mal a m'ennuyer, en semaine chez les militaires, le weekend a Gimli, toujours proche d'un aérodrome ou d'un avion ! J'ai la chance immense d'avoir une copine qui l'accepte, qui me suit dans le délire, voir qui me pousse pour continuer !
Pour l'instant, je pense que je m'ennuierais a regarder un ordinateur voler mon airbus au-dessus de l'Atlantique pendant 8h... ;-) Et je suis sur que j'aurais rate bcp de choses !

Aujourd'hui, après 1600h de vol, j'ai la chance de continuer a apprendre et a évoluer aux commandes de petites avions. Je fais ce que j'ai toujours voulu faire : explorer les différentes facettes de l'aviation, toucher a différentes machines, expérimenter de nouvelles façons de voler.
Que se soit en devenant instructeur voltige, en larguant des paras, aux commandes d'un multimoteurs piston lors d'une approche IFR, ou simplement en faisant un baptême de l'air a des touristes chinois le long de la cote du lac Winnipeg, je continue a progresser. Et ce n'est pas fini : il reste encore tant a découvrir ! Prochainement ça sera une qualification hydravion. Et après ? Qui sait...

Comme quoi, il y a des possibilités de vivre son rêve ! Avec un peu de chance, de la volonté et bcp de travail. Et au prix de qques sacrifices...



Largueur de parachutistes ? Pourquoi pas...

Sur Gimli, outre Interlake Aviation, il y a également une école de parachutisme. Ils utilisent un Cessna 182 pour monter 4 paras a la fois et les faire sauter. Le weekend, ils sont super occupes, et bien souvent leur pilote vole non-stop du matin au soir. Meme pas le temps d'une pause pipi !
Notez le singulier devant le mot pilote... Et oui, ils n'ont qu'un seul pilote !
Celui-ci assume les fonctions de chief pilot et d'operation manager en meme temps...

Ayant déjà voler une fois ou deux avec lui lors de sa formation sur multimoteurs a Interlake Aviation, il me connaissait un peu. Il m'a donc demande si je voulais aussi être forme pour faire du largage et si je voulais être pilote pour eux, en tant que remplaçant surtout. Histoire qu'il puisse prendre un break dans la journée, ou s'il est malade, etc... Bref, une activité ponctuelle pour moi, mais qui lui rendrait bien service. Une heure ou deux le week-end, quand je suis dispo.

L'autre avantage pour lui, c'est que chaque année, les pilotes de la compagnie doivent suivre un contrôle de compétence en interne. En gros, chaque pilote vole avec un autre pilote et vérifie que tout va bien. Mais en étant tout seul, il n'a personne sous la main pour lui assurer son contrôle de compétence. Du coup, je pourrais aussi remplir ce role.

Me voila donc embarque dans le C182, pour apprendre les subtilités du largage de paras, les procédures employées, les règles de sécurité propres a l’activité, etc... L'avion en soi ne pose pas de problème. Le placer juste au dessus de la cible des paras, la c'est plus fun (surtout avec un peu de vent). Mais on s'y fait.

Bilan, j'ai fait mes 2 premiers run avec des paras a bord samedi matin. Un largage a 3500 pieds et un autre a 11000 pieds. Pour moi, c’était nouveau de voir des passagers ravis de quitter l'avion en vol ! Surtout de cette manière, suspendus dans le vide en se tenant au hauban de l'avion !
Ils ont été gentils avec moi, pas de bizutage stupide (ca risque de venir plus tard...). Et surtout que des gens expérimentés, histoire de m'habituer en douceur. Ils avaient l'air satisfaits de la performance puisqu'ils sont remontes avec moi pour le 2e run  !

Maintenant, il n'y a plus qu'a pratiquer un peu et faire l’ascenseur pour des gens qui ont horreur d'atterrir en avion... Une rotation dure environ 30 minutes, entre la chargement des bombes de viande, le taxi et la montée a 11000 pieds. La descente en général est plutôt optimisée... ;-)

 Voila, encore une expérience différente, et bcp de fun en perspective !








samedi 13 juillet 2013

Floatplanes !

Comme promis, voici qques photos des hydravions utilises par Interlake Aviation. Ils sont bases a une vingtaine de minutes de Gimli, sur un lac tout en longueur, idéal pour apprendre !

C-FAZR, le C172 rouge avec un moteur de 180ch, est utilise principalement pour l'instruction  et la location.
C-FICM, un Stinson 108, aux marquages bleu-blanc-rouge, est l'avion perso du propriétaire de l’école et sert a la location.

Les photos sont l'oeuvre de Fabienne, qui m'a traine au bord de l'eau, histoire de me faire saliver :







Et devinez qui va avoir droit a sa qualification sur hydravion pour son anniversaire ?
Chut, faut pas le dire, je ne suis pas sensé le savoir... ;-)
Évidemment, je vous raconterais mes aventures sur l'eau, des que ca sera fait...





dimanche 16 juin 2013

Simulateur de vol

Comme annonce dans l'article précédent, Interlake Aviation se dote d'un simulateur de vol... Ce n'est pas un simulateur full motion d'airbus ou de boeing (j'aurais bien aime, mais c’était hors budget...), mais juste un ordinateur avec les commandes et radios nécessaires pour s'entrainer au vol aux instruments !

Cet outil de formation s'adresse a tous, du private pilot a l’étudiant en cours de formation IFR !

Les élèves en formation pour leur licence privée ou commerciale pourront compter une partie de leurs heures dans le sim. Ils apprendront le fonctionnement des instruments de base ou se familiariseront avec les techniques pour faire demi-tour en cas de rencontre avec un nuage par exemple.

Les élèves vont aussi pouvoir pratiquer l'ensemble des exercices pour leur multi-IFR et apprendre les principes du vol aux instruments. Le tout dans des conditions bcp plus avantageuses qu'en avion : possibilité de mettre en pause pour expliquer un concept difficile, facilite pour repositionner l'avion en l'air sans perdre de temps, pratiquer a volonté les entrées dans un circuit d'attente, les approches, les remises de gaz, etc... Pourquoi ne pas aller sur un autre aéroport distant de milliers de kms pour s'entrainer a une approche dans les montagnes par exemple ?
Bref, les possibilités et les bénéfices d'une formation structurée sur simulateur sont infinis, le tout a un cout incomparable par rapport a un avion. Au final, pas mal de raisons de faire un peu de sim avant de voler ! ;-)





Nous avions aussi mentionne l’arrivée d'un deuxième hydravion dans la flotte. C-FAZR, un Cessna 172 hydravion, a donc fait son entrée au sein d'Interlake Aviation début juin et va devenir le principal outil pour faire son float rating !
La saison a été lancée, des photos feront surement leur apparition dans l’été... ;-)




jeudi 4 avril 2013

Interlake Aviation, nouveau website


La petite ecole Interlake Aviation, situee a Gimli, Manitoba, est en train de s'organiser et de prendre doucement son envol... Bien qu'ouverte le week-end principalement, l'equipe a plusieurs projets pour cette annee, avec toujours le meme objectif : offrir une formation personnalisee de qualite.

Au menu des idees 2013 :
- un simulateur pour rendre plus efficace la formation aux instruments.
- l'arrivee d'un 2e avion sur float, et la possibilite de louer solo les hydravions pour monter des heures de vol.
- l'embauche d'un instructeur a temps plein, qui permettrait d'ouvrir l'ecole en semaine.

Et bien entendu, histoire d'augmenter l'activite de l'ecole, un petit coup de boost niveau communication !

Ca commence par un site internet revu et corrige par ma cherie et par un peu de pub sur Google et Facebook :














jeudi 28 mars 2013

Grob120A

Encore qques photos prises par un de nos dispatcheurs :

Une fin d'apres midi de mars, lors du retour a la base apres une sortie d'entrainement :






Photos prises lors d'un convoyage vers la Colombie Britannique :



Photos : Mike Hnatiuk

CrossCountry IFR vers la Saskatchewan

Jeudi, 13:00. Je me prepare a aller briefer un eleve sur la mission du jour. Je me fais intercepter par ma chef, qui me demande si ma qualification IFR est toujours valide et a jour. A priori, on m'a porte volontaire pour aller depanner un avion, reste cloue a Regina, Saskatchewan.
Un pov' militaire en ballade avec son Grob s'est retrouve avec un pneu eclate et ne peut pas repartir. Donc faut envoyer une mission de sauvetage ;-). Et comme la meteo s'annonce moyenne a l'arrivee, on veut envoyer un pilote IFR.

Du coup, petite preparation de nav', chargement du cric et de la roue de rechange dans le compartiment bagages du Grob, et hop me voila en vol avec un mecano, direction Regina en Saskatchewan. Le plus drole dans l'histoire ? Le mecano qui a peur en avion et qui a pris son petit sac a vomi, au cas ou...

Vol sans histoire de 2h, dans un air limpide et sans la moindre turbulence. On passe la frontiere Manitoba/Saskatchewan sans vraiment voir de changement notable dans le paysage (seule la ligne sur le GPS nous indique la frontiere). A Regina, les conditions deviennent un peu plus interessantes, avec un petit vent frais soufflant a 26G38Kt et de la neige balayee par le vent. Juste de quoi rendre l'approche visuelle un peu sportive. Pose, pas casse. Il reste a faire la reparation... Il est 16:30.

On retrouve notre militaire en vadrouille qui a reussi a faire mettre son avion dans un hangar de la compagnie locale. Le temps de dire bonjour, de se rechauffer un peu et le mecano se met a l'ouvrage.
En attendant qu'il finisse de reparer la roue, le militaire et moi preparons notre vol retour, tout en grignotant les petits fours mis a disposition des clients. Et on en profite pour discuter avec l'hotesse d'accueil, qui au passage me glisse un mot ou deux de francais. Qui a dit que Regina n'etait pas hospitaliere ? ;-)

Reparation finie vers 18:00, dernier petit cafe, et hop on ressort les avions du hangar, dans les bourrasques de neige et le vent glacial. Bon, ben on va pas s'eterniser, nous... Au revoir Mademoiselle ! On rentre plein pot a 150Kt de vitesse-sol (c'est un Grob, pas un F18 !) pour echapper au mauvais temps qui s'abat sur l'aeroport. A peine 10 minutes plus tard, on recupere un air calme et la nuit commence a nous entourer doucement lorsqu'on croise a nouveau la frontiere, en direction du Manitoba. Arrivee de nuit vers 20:00 au dessus de Portage la Prairie. Il est temps d'annuler notre plan de vol IFR et de finir par un circuit rapproche !

Au final, 4h de vol aller/retour pour une ballade IFR de 500 Nautical Miles en une apres-midi, pour aller changer une roue sur un avion. Un vol calme dans des conditions VFR, un vol long (voir tres long, mais ca donne le temps de jouer avec le GPS !), les ailes a plat, sans gros soucis... Un mecano qui n'a pas ete malade en vol et un militaire qui etait plutot content que qqu'un vienne le depanner. Mission accomplie.