"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine De Saint-Exupery
Toutes les étapes de mon projet pour devenir pilote professionnel avion au Canada...
jeudi 6 décembre 2007
enfin, une convocation à l'ambassade !
Après plus de 4 mois d'attente, enfin mon dossier avance : je vais passer un petit entretien pour savoir si le Québec accepte ma sélection en tant qu'immigrant !
Mais va encore falloir patienter, l'entrevue n'aura lieue que le 22 février 2008, soit 7 mois après l'envoi de mon dossier (et sûrement à cause d'un petit retard lié à un complément de dossier qu'il a fallu renvoyer en octobre...)
Bref ca laisse le temps de préparer et de fignoller aux petits oignons mon projet !
Pour avoir des exemples de questions lors de l'entrevue, aller fouiller le forum d'immigrer.com...
J'essaierai de raconter un peu comment cela se prépare pour moi, et surtout comment ca se passe...
Courage à vous si vous êtes dans l'attente d'une procédure d'immigration : l'attente est longue, stressante, mais rien n'est jamais perdu (même s'il y a des hauts et des bas !).
dimanche 4 novembre 2007
dossier incomplet pour ma demande de CSQ
les fonctionnaires de l'immigration québécoise ont donc reçu mes copies certifiées conformes le 23 octobre (en recommandé avec accusé de réception, bien sûr !), et depuis l'interminable attente a repris...
J'espère recevoir des nouvelles d'ici mi novembre...
En attendant, pour éviter de répéter cette erreur, voici la liste des pièces justificatives à joindre à toute demande de certificat de sélection par le Québec (selon ce qui m'a été demandé en tant que requérant au titre de travailleur permanent, célibataire, sans d'enfant) :
- demande de CSQ
- contrat de capacité à l'autonomie financière
- copie du passeport
- 2 photos d'identité
- copies des diplômes
- copies des notes aux examens
- copies des attestations de travail par les différents employeurs (avec description du poste occupé et dates)
- CV (j'ai fait le mien sur le modèle québécois, voir les conseils de monster.ca)
attention ! toute copie doit être absolument certifiée conforme par une administration française (la mairie de votre domicile par exemple) !!!
voir sur le site web d'Immigration-Québec, ou directement ici.
samedi 20 octobre 2007
choix des manuels de théorie
Pour la formation théorique en France avant mon départ, j’ai commandé, par internet, les livres de Michael Culhane, un célèbre pilote formateur Canadien (AcceleratedAviation.com). Malheureusement ceux-ci ne sont pas disponibles en France, ce qui implique de frais de port élevés. Perso je les ai pris en anglais, toujours à des fins d’entraînement, même si une version francophone existe (uniquement pour le programme de pilote privé).
Compter environ 200 Euros, frais de port inclus, pour la version 2007 du programme de formation au PPL (pilote privé). Ajouter 150 Euros pour le programme du CPL (pilote professionnel) et 200 Euros pour l’IFR (vol aux instruments). A chaque fois le prix comprend le ground school course (les cours à proprement dit) et le written test book (un recueil de question type examen).
Les avantages et inconvénients des Culhane Books : pour l’instant je n’ai attaqué que le programme du PPL, donc je n’ai pas d’avis sur les autres livres. Mais d’après ce que j’ai vu, c’est un bon condensé de plusieurs ouvrages qu’il faudrait acheté séparément (ce qui peut excuser un prix de vente un peu élevé). De même j’ai apprécié la référence aux articles de lois. Pas de fioritures inutiles, l’auteur va directement à l’essentiel. La présentation peut paraître un peu froide de prime abord. Les schémas présents dans le livre sont simples, clairs, en noir et blanc. Un aspect un peu austère mais très lisible et compréhensible.
Les autres lectures recommandées : vous en trouverez plein sur les forums internet, et particulièrement ici (lien avec pages forums)
Les avantages et inconvénients d’apprendre seul : Cela permet de « déblayer » le terrain et de comprendre certaines notions théoriques faciles. Cela permet également d’arriver avec des questions à poser à son instructeur…Bien sûr cela prépare efficacement au langage aéronautique et à l’environnement aéronautique canadien qui sera le nôtre pendant la formation. De même, on a plus de temps (si on s’y prend à l’avance…) pour voir et revoir des notions essentielles, pour se préparer aux examens, etc…
L’inconvénient majeur est de ne pas avoir quelqu’un qui réponde aux questions qu’on se pose forcément. Mais pleins d’infos complémentaires sont dispos sur le net, et il y a de nombreuses personnes prêtent à y répondre sur les forums spécialisés.
Du coup, avec un peu de curiosité et de régularité dans les lectures, on arrive assez bien à se former seul au théorique, sans trop buter sur les pbs, à condition d’avoir du temps à y consacrer et de faire ça sérieusement…
Je préconise l’apprentissage sur des supports en anglais, car cela fait travailler à la fois l’anglais aéronautique, avec tous les termes techniques associés, et la langue. Bien évidemment l’apprentissage en anglais est facilité si vous détenez déjà un examen aéronautique Français (les notions de base restent identiques, seules les traductions et les particularités locales sont à réapprendre). Mais pour les réfractaires, ou pour les personnes qui souhaitent partir au Québec, c’est possible de se former en Français…
Un petit conseil, il faut noter scrupuleusement le temps passé à apprendre, et quels sujets ont été travaillés. En arrivant au Canada, il se peut que l’école accepte de réduire vos temps de formation théorique et/ou accepte de vous présenter au test directement. En effet, si un nombre d’heures théoriques (Ground School) est obligatoire, rien ne précise qu’elles doivent être faîte dans une école…Il suffit juste de trouver un instructeur qui juge votre niveau suffisant pour être présenté à l’examen.
En résumé il est tout à fait possible de se former seul aux différents examens théoriques, même si cela demande un sérieux dans le travail et une réelle assiduité. C’est sûrement un peu plus difficile, mais permet une meilleure gestion du temps…
Perso, je vais travailler environ 1 an avant le début de ma formation, tranquillement chez moi, à mon rythme, pour dégrossir les notions à connaître. Je prendrais quand même les cours théoriques à l’école une fois sur place, pour expliquer et approfondir mes incompréhensions et pour mettre réellement toutes les chances de mon côté lors des examens.
Faut il avoir déjà voler avant d’entamer la formation ?
Grande question ! A mon sens, si l’on n’a jamais volé et que l’on envisage une formation de l’autre côté de l’Atlantique, on peut faire 1 ou 2 heures en avion dans n’importe quel aéroclub en France, pour voir si c’est un environnement qui nous plaît et si on n’est pas trop mal à l’aise. Mais cela concerne relativement peu de candidats, en général les personnes prêtent à s’expatrier sont déjà des mordus de l’aviation…
Je pense que, de toutes manières, il est préférable de passer un brevet Français avant de partir et de cumuler quelques dizaines d’heures de vol pour réellement en tirer profit durant la formation au Canada. Cela peut être n’importe quel brevet (avion, planeur, ulm), du moment qu’on le prépare sérieusement, qu’on acquiert de solides connaissances théoriques de base et surtout qu’on vole derrière…
Personnellement j’ai un brevet de pilote ulm pendulaire, une dizaine d’année de pratique, pas autant d’expérience que je souhaite en termes d’heures de vol, mais des vols dans des conditions et des environnements variés.
Les avantages que j’en retiens sont : une acclimatation à la 3e dimension, la certitude que j’aime ça, la connaissances de certaines règles et principes de bases, une aisance dans l’utilisation de la radio. J’ai côtoyé des gens passionnés qui ont partagés leur expérience avec moi, j’ai eu l’occasion de voler sur différents types d’appareils (ulm pendulaire, multiaxes, avion, hélico), et j’ai vécu pleins de petites choses qui ont conforté mon projet et qui ont participé à l’enrichissement de ma culture aéronautique…
Par contre il y a quelques inconvénients légers : un réapprentissage de certaines notions particulières ou une réactualisation de connaissances qui peut paraître rébarbative, certaines mauvaises habitudes à perdre…
Bref, la transition vers le milieu aéronautique canadien sera certainement simplifiée pour toute personne ayant acquis une expérience en vol significative avant son départ. Même si ce n’est pas un passage incontournable, je conseille vivement d’avoir cette expérience au préalable. Cela permet de mieux savoir où l’on met les pieds, d’appréhender les difficultés, de faciliter certaines étapes. Je répète encore, tout type de brevet convient. Un investissement de 1000/1500 Euros pour un brevet ULM est déjà un bon point de départ à mon avis.
mardi 2 octobre 2007
Accusé de réception du dossier d'immigration
La première étape pour obtenir mon visa de résident permanent est lancée : l'immigration Québecoise étudie mon dossier. L'attente a été longue jusqu'à maintenant, et ca ne fait que commencer !
Si tout se passe bien et que mon dossier est complet, j'espère recevoir une convocation d'ici un mois pour une entrevue à Paris. Celle-ci devrait avoir lieu en décembre, si les délais annoncés sur le site web de l'immigration Québécoise sont tenus.
Il va encore falloir faire preuve de patience et avoir des nerfs solides pour vaincre cette attente interminable...
Les démarches pour pouvoir travailler au Canada
Si la durée de la formation est inférieure à 6 mois, un simple visa de tourisme suffit. Sinon il faut obtenir un visa d’étudiant. Enfin, pour avoir le droit de travailler au Canada, il faut avoir un visa de résident permanent ou un visa de travail temporaire.
Le visa de résident permanent offre les mêmes droits que la citoyenneté Canadienne, sauf le droit de vote. Il demande également un nombre de jours minimum de présence sur le sol Canadien. Au bout de quelques années de statut de résident permanent, on peut demander la citoyenneté Canadienne.
Pour obtenir mon visa de résident, je suis passé par le Québec. Cette province est souveraine pour sélectionner ses immigrants : la démarche consiste à demander un Certificat de Sélection du Québec (CSQ) puis à présenter la demande de visa au niveau fédéral. Il faut compter environ un an pour l’obtention du visa.
Après avoir rempli un dossier et fourni les pièces justificatives demandées (disponibles sur le site de l’immigration Québécoise), on reçoit un accusé de réception au bout de 2 mois environ. Notre dossier vient d’être ouvert et va commencer à être traité. Environ un mois plus tard, si tout est ok, on reçoit une convocation à une entrevue à Paris. Cela consiste en un entretien d’une heure avec un fonctionnaire de l’immigration du Québec, pour vérifier le projet d’immigration du requérant. Si on obtient le nombre de points suffisants, on reçoit le CSQ. Après c’est une demande au niveau fédéral, avec extrait de casier judiciaire, visite médicale et encore peut être un autre entretien. Cette étape est rarement éliminatoire puisque l’on est déjà sélectionné par une province. Il faut compter environ 6 mois pour cette étape.
Les critères importants pour juger un requérant sont : l’âge, le niveau scolaire, l’expérience professionnelle, la maîtrise des langues officielles (anglais/français à l’oral), voyages au Canada, capacité financière,…
En gros, ils veulent des travailleurs, qui vont faire des bébés, et avec une bonne situation de départ. Mais ce qui reste prédominant, c’est le projet du requérant une fois sur place.
Pour + d’infos voir :
- immigration Québec
- immigration Canada
- immigrer.com
dimanche 23 septembre 2007
Le coût du projet : exemple de budget prévu...
En effet, choisir la carrière de pilote implique un énorme sacrifice financier. La formation coûte extrêmement chère pour atteindre le niveau requis, le maintien des compétences implique également un investissement financier conséquent, et il faut pouvoir vivre pendant la durée de la formation...
Et encore ce n’est pas fini : en début de carrière les jobs sont peu payés, tout juste de quoi vivre et rembourser un emprunt. Par la suite, même si le salaire augmente et s’améliore petit à petit, il n’atteint pas des sommets ! Ne comptez pas devenir millionnaire en étant pilote ! Pour cela orientez-vous vers la médecine ou la magistrature…
La majorité des pilotes ayant plusieurs années d’expériences et quelques milliers d’heures de vols, ont un salaire à peine équivalent à celui d’un cadre en entreprise, c'est-à-dire aux alentours de 3000 Euros par mois (d’après ce que j’ai pu voir…à vérifier par vous-même).
Pilote, c’est un métier de passion, pure et simple. Personnellement, je ne demande pas un salaire mirobolant, mais juste le privilège de vivre une vie simple, en volant sur des appareils sympas, où chaque jour est un plaisir de partir bosser !
Donc pour ma partie budget, j’ai compté environ 35000 Euros pour la formation pilote professionnel avion, qualifié multi moteurs et vol aux instruments. Plus une qualification instructeur. J’ai également compter environ 15000 Euros pour vivre une année sur place avoir à travailler. Soit un total d’environ 50000 Euros pour un an d’études au Canada.
Le coût de la formation est relativement standard et est calculé en fonction des minimums légaux requis par Transports Canada. Il faut souvent majoré ces critères, car beaucoup d’élèves les dépassent (un peu comme pour le permis de conduire : on demande au minimum 20 heures de conduite, mais il en faut des fois plus pour être à l’aise). Le coût de la formation va aussi varier selon le lieu de formation (taxes d’aéroports plus ou moins importants, taxes provinciales applicables ou non, etc…), selon la disponibilité de l’élève, de l’instructeur, de l’avion. Prendre également en compte les frais annexes : visite médicale, frais de présentation aux examens, matériel scolaire, manuels théoriques, casque, assurance. Attention les devis présentés par les écoles sont Hors Taxes. Pensez à ajouter celles-ci pour évaluer correctement le coût réel de la formation…
La vie au Canada est à priori un peu moins chère qu’en France. Tout dépend encore une fois du lieu : une grande ville avec pleins d’animations, de sorties culturelles possibles, etc, sera forcément plus chère qu’un trou perdu. Globalement, il faut compter environ 450 Euros pour un appart correct, loué au mois, en colocation. Souvent il est possible de trouver des meublés (avec un équipement très complet : machine à laver, sèche linge, TV, Tél, etc…). Après il faut prendre en compte les déplacements (carte de transports en commun, location voir achat de voiture), la nourriture, quelques sorties. Je suis parti du principe que si en France je m’en sortais avec mon salaire à 1300 Euros nets par mois, je devrais pouvoir « survivre » là-bas avec l’équivalent !
Enfin certains coûts sont « cachés » : les démarches administratives pour obtenir le visa de résident permanent (2000 Euros environ), le passeport pour ceux qui ne l’ont pas (60 Euros), la visite médicale pour être sûr d’être apte (150 Euros), le billet d’avion (600 Euros environ l’aller/retour)…
Au final, sans trop chercher à faire d’excès, le budget avoisine les 55000 Euros !
Juste pour avoir le droit d’espérer décrocher un boulot peu payé à la fin des études…Si ce n’est pas de la passion ça !!!
Ma solution à ce problème du budget passe par une famille prête à tous les sacrifices pour moi, et notamment à emprunter une grosse somme d’argent en mon nom. Cela passe également par retourner vivre chez mes parents pour éviter à payer un loyer, et ainsi économiser un max. La vente de quelques biens (voiture et ulm), et la limitation au strict minimum de mes dépenses (on va restreindre les restos et autres cinés !) font également parties des solutions.
Je finirais simplement par ceci : l’objectif à atteindre vaut largement ces petits sacrifices, et surtout je ne remercierais jamais assez mes parents et mon frère d’avoir rendu ce rêve possible, et d’y croire presque autant que moi !
Choisir une école pour se former...
Deux petits conseils au passage : ne payez jamais l’intégralité d’une formation à l’avance (prenez vos jambes à votre coup si on vous le propose !) et essayez de vous déplacer pour visiter un maximum d’écoles (rien ne vaut le contact humain pour se faire une idée…)
Certains critères sont tout de même essentiels, et devront faire partis de questions précises auprès de l’école :
- Nombre d’instructeurs, nombre et type d’avions : il faut suffisamment de disponibilité pour pouvoir voler souvent. Il faut également une variété d’appareils adaptés au type de formation envisagée et permettant de progresser.
- Emplacement des zones de travail : voler 15 minutes avant de débuter les exercices ne fait pas tellement progresser mais alourdit considérablement la dépense.
- Environnement aéronautique : des équipements nombreux et proches (radionavigation, approches, espaces aériens complexes), ainsi que des aéroports de taille raisonnable avec un trafic dense, pour travailler dans un environnement professionnel, me semble important.
- Un devis exhaustif, sans coûts cachés, montrera également le sérieux de l’école. De même qu’un programme de formation clair et bien expliqué.
- La durée moyenne de formation constatée parmi les élèves de l’école, ainsi que les taux de réussite aux examens
- Le nombre d’étudiants étrangers (preuve que l’école possède l’expérience nécessaire pour vous accueillir correctement)
- Tous les services supplémentaires et les petits plus offerts par l’école : du transfert de l’aéroport lorsque vous débarquerez à la réservation d’un logement, en passant par l’ouverture d’un compte bancaire, la location de voiture…
- Le lieu d’implantation de l’école : certains préfèrent les grandes villes à la brousse.
- Le prix, bien entendu !
- Et surtout le contact avec les personnes responsables et les instructeurs : mieux vaut payer un peu plus cher et vous sentir bien dans une structure adaptée à vos besoins
Cette liste de critères est loin d’être exhaustive, il manque plein de questions possibles selon la situation et la sensibilité de chacun.
Par exemple une école qui rembourse les frais d’inscription au cas où la demande de visa est refusée, ça peut ne pas être mal…
Pour ma part, je n’ai pas encore contacté d’écoles. J’ai seulement beaucoup surfé sur le net pour trouver des infos et j’ai épluché les sites web d’écoles plus alléchantes les unes que les autres…Après de longues heures de recherches et de documentation sur divers forums, je me suis décidé à ne sélectionner qu’une dizaine d’entre elles. Malheureusement, je ne pourrais pas me rendre sur place les visiter (faites ce que je dis, pas ce que je fais !!!).
Dernier conseil : ne pas se limiter à la seule Province du Québec ! Sauf si l’anglais est un enfer pour vous, ce qui serait dommage en partant au Canada (deux langues officielles…) pour devenir pilote (dont la langue de travail reste l’anglais).
Personnellement je recommande la partie anglophone, souvent les formations y sont moins chères, et l’accueil semble un brin plus chaleureux encore.
Voici quelques écoles au Québec et dans la partie Anglophone qui me paraissent bien :
- Cargair (même si le discours est trop commercial, c’est une grosse structure très bien rôdée)
- Exactair
- Grondair
- CPAQ
- Juan Air
- Pro IFR
- Namao Flying Club
- Harvs’air